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Procès Java : Sun remporte une deuxième manche

Java, développé par Sun Microsystems, est un langage de programmation révolutionnaire, conçu pour être universellement compatible avec tout appareil numérique connecté. En 1996, Microsoft a été autorisé à utiliser Java pour ses applications, mais un litige a éclaté en 1997 lorsque Sun a accusé Microsoft d’avoir modifié Java dans son navigateur Internet Explorer 4.0, compromettant ainsi sa compatibilité, un des principaux atouts de Java. La tension s’est intensifiée lorsque Sun a décliné une proposition de Microsoft pour standardiser Java au niveau ISO, souhaitant conserver ses droits et royalties sur ce langage en pleine expansion. Sun a récemment remporté deux victoires judiciaires significatives contre Microsoft. En février, un tribunal californien a ordonné à Microsoft de retirer le logo Java de son site et de son navigateur, affirmant que l’utilisation déformée de Java risquait de compromettre son interopérabilité. Plus récemment, le 17 novembre, un jugement a imposé à Microsoft de modifier Windows 98 et Internet Explorer 4.0 afin de respecter les normes de compatibilité établies par Sun, sous peine de voir ses logiciels non conformes retirés du marché. Ces décisions, bien que temporaires, témoignent de la détermination de Sun à protéger Java et à maintenir son intégrité face aux manœuvres de Microsoft. Le chemin vers une résolution finale reste encore à tracer, mais ces victoires renforcent la position de Sun dans ce conflit technologique majeur.

Historique du litige

Java est un langage de programmation mis au point par Sun Microsystems, qui présente la particularité d’être utilisable sur n’importe quel appareil numérique relié à un réseau : une sorte d’Esperanto informatique. Certains y voient une telle révolution qu’ils annoncent la fin des systèmes opérateurs comme Windows, au profit des navigateurs fonctionnant en Java ; avis aux spéculateurs …

En 1996, Microsoft a rejoint la centaine d’autres sociétés autorisées par Sun à recourir à Java pour écrire des applications, à condition de ne pas le dénaturer.

En 1997, Sun a intenté un procès à Microsoft, lui reprochant d’avoir altéré Java dans son nouveau browser Explorer 4.0, provoquant de la sorte des défaillances lors des tests de compatibilité. Or, c’est précisément cette compatibilité universelle qui est l’atout de Java …

Le problème se complique après que Sun ait refusé l’invitation de Microsoft de transformer Java en un standard ISO (International Standard Organisation), en raison du développement considérable de ce langage. Sun n’est évidemment pas opposée à l’idée mais souhaite conserver la propriété du langage et des licences, pour encaisser les royalties.

Première victoire de Sun

En février dernier, Sun a remporté la première manche : le tribunal de San José (Californie) a rendu un jugement interlocutoire demandant à Microsoft de retirer le logo de Java de son site Web et des emballages de son navigateur Internet Explorer 4.0, estimant que « l’interprétation faite par Microsoft de son exploitation sous licence de Java permettrait en essence de détruire la compatibilité inter-plateforme de celui-ci »

.Deuxième victoire de Sun

Sun a remporté ce 17 novembre une deuxième victoire de taille : le juge Ronald Whyte a rendu un nouveau jugement interlocutoire donnant 90 jours à Microsoft pour modifier Windows 98 et Internet Explorer 4.0 de telle manière qu’ils réussissent les tests de compatibilité de Sun, sous peine de devoir retirer les logiciels non compatibles du marché. Les logiciels déjà vendus ne sont pas concernés.

Texte du jugement

Le texte du jugement est accessible en ligne dans la rubrique spéciale du site de Sun.

Rappelons que des jugements interlocutoires sont des décisions temporaires en cours de procédure, qui ne préjugent pas de la décision finale qui sera rendue.

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