Le gouvernement anglais intensifie sa lutte contre la cybercriminalité en mettant en place une nouvelle force de police dédiée. Annoncée le 13 novembre, cette initiative vise à traquer les cybercriminels, qu’ils soient pédophiles, hackers ou spammers. Avec un budget de 25 millions de livres, le plan prévoit le déploiement de jusqu’à 80 « cybercops » à l’échelle nationale et locale, dont 40 enquêteurs spécialisés au sein de la National Hi-Tech Crime Unit. Cette stratégie, selon le ministre de l’Intérieur Jack Straw, a pour but de renforcer la sécurité sur Internet et de restaurer la confiance des investisseurs dans le commerce électronique, un secteur freiné par des incidents de piratage, tels que celui de la banque en ligne Egg. En facilitant la communication internationale et en établissant une ligne d’urgence pour échanger des informations sur les menaces potentielles, le Royaume-Uni aspire à devenir un leader dans la lutte contre la cybercriminalité. Au-delà de la protection des entreprises, cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de réduction de la criminalité, visant à rassurer la population face à une insécurité croissante, tant en ligne que hors ligne. L’ambition du gouvernement est claire : faire du Royaume-Uni le meilleur et le plus sûr endroit pour effectuer des transactions en ligne. Une démarche qui allie sécurité et innovation, avec un horizon opérationnel fixé pour 2001. (249 mots)
Le gouvernement anglais est en guerre ! Et c’est lui qui le dit … Heureusement, la cible de cette colère n’est autre que les cybercriminels : pédophiles, maître-chanteurs spécialisés dans l’envoi de virus, hackers, spammers, pirates en tous genres … Tout ce que le réseau compte de criminels et d’excès seront traqués par la nouvelle cyberpolice que le gouvernement a créé.
Morceaux choisis du communiqué du 13 novembre du 1er ministre :
Up to 80 dedicated « cybercops » will be deployed both nationally and locally to fight the growing menace of crime on the Internet, the Home Secretary announced today.
The hi-tech crime investigators are to be recruited as part of a £25 million strategy to tackle crime on the Internet. Today’s cash boost will fund up to 40 dedicated investigators based at the multi-agency National Hi-Tech Crime Unit and up to 46 officers in local forces.
It will also place the UK at the forefront of the international fight against cybercrime and help fund a 24-hour international hot line to trade information on potential attacks on the national infrastructure and promote closer cross border working.
Selon Jack Straw, le ministre de l’Intérieur, la police devrait être opérationnelle en 2001.
Le but du gouvernement anglais n’est pas innocent. De récentes études citées par le ministre indiquent en effet qu’un des freins les plus importants à l’investissement dans le commerce électronique, est l’incertitude qui pèse au niveau technique sur les installations. A titre d’exemple, les banquiers, qui étaient de chauds partisans du commerce électronique, ont été considérablement refroidis par les mésaventures de Egg, la première banque anglaise 100% en ligne, piratée l’été passée.
L’un des objectifs d’un réseau propre consiste donc à redonner confiance aux investisseurs. L’Angleterre s’est en effet fixé un objectif ambitueux, que le ministre Straw résume comme suit :« The Government is committed to action against hi-tech crime in line with our objective of making the UK the best and safest place in the world to conduct and engage in ecommerce »
La cyberpolice n’aura évidememnt pas pour seul but de rassurer les investisseurs. Cette initiative s’incrit en effet dans la droite ligne du programme gouvernemental Crime Reduction lancé en 1999, dont le but plus large est de rassurer la population face au climat d’insécurité, tant hors ligne que en ligne, mais qui utilise le web comme un vecteur important de communication.
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