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Dans le monde, 4 logiciels sur 10 utilisés en entreprise sont piratés !

Environ 40 % des logiciels utilisés dans le monde sont piratés, selon une analyse de la Business Software Association (BSA). Ce chiffre a légèrement augmenté par rapport à l’année précédente, où il était de 37 %. Toutefois, le manque à gagner associé à cette pratique a diminué de près de 7 % pour atteindre 11 milliards de dollars, en raison de facteurs externes comme les fluctuations du dollar. Au niveau européen, des disparités notables émergent : la Grande-Bretagne se distingue avec seulement 25 % de piratage, suivie de près par le Danemark à 26 %. En revanche, la France fait figure de mauvaise élève avec un taux de 46 %, tandis que des pays comme la Grèce et l’Espagne affichent des chiffres alarmants, respectivement 64 % et 49 %. En comparaison, les États-Unis enregistrent un taux de piratage de 25 %. Les pays asiatiques et de l’ex-URSS, tels que le Vietnam et la Chine, sont les plus touchés, avec des taux dépassant 90 %. Pour lutter contre ce fléau, la BSA propose une approche en deux volets : d’une part, sensibiliser le public à l’importance du paiement des logiciels, et d’autre part, améliorer la protection des logiciels via des brevets. Cependant, ce dernier aspect suscite encore de nombreux débats en Europe, laissant la question du piratage logiciel ouverte et urgente.

40 % des logiciels utilisés dans le monde sont piratés. C’est ce qui ressort de l’analyse (statistiques 2001) de la Business Software Association (BSA), l’association regroupant les principaux producteurs de logiciels mondiaux.

L’an passé, ce pourcentage était de 37%, soit 3% de moins.

Pourtant, le manque à gagner qui résulte de cette situation est en baisse de près de 7% par rapport à l’an passé, pour s’établir à 11 milliards US$. Paradoxal ? Pas totalement. Ce sont des facteurs externes (taux de change du dollar essentiellement) qui provoque cette baisse d’impact.

Les statistiques des pays européens indiquent que la Grande Bretagne est le bon élève de la classe (25% de piratage), talonnée de près par le Danemark (26%) et plus généralement les pays scandinaves. La Belgique est à 33% et la France, qui fait partie des lanternes rouges, à 46%.

Plus précisément, le graphique suivant montre la progression entre 1999 et 2001 :

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Belgique/Luxemburg : 36% – 33% – 33%

Danemark : 29% – 26% – 26%

Allemagne : 27% – 28% – 34%

Finlande : 30% – 29% – 27%

France : 39% – 40% – 46%

Grèce : 71% – 66% – 64%

Grande-Bretagne : 26% – 26% – 25%

Irlande : 51% – 41% – 42%

Italie : 44% – 46% – 45%

Pays-Bas : 44% – 40% – 39%

Norvège : 37% – 35% – 34%

Autriche : 36% – 37% – 33%

Portugal : 47% – 42% – 43%

Espagne : 53% – 51% – 49%

Suède : 35% – 35% – 31%

Suisse : 33% – 34%- 33%

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A titre de comparaison, les Etats-Unis s’établissent à 25% de logiciels piratés.

Les moins bons élèves du monde viennent principalement de l’Asie et de l’ex-URSS : Vietnam (94%), Chine (94%), Indonésie (89%), Ukraine/ex-URSS (87%), Liban, Pakistan, Bolivie, Quatar, Bahrein.

Ces chiffres intègrent les logiciels utilisés en entreprise à l’exclusion des particuliers.

Pour lutter contre ce fléau, la BSA propose essentiellement deux voies.

La première, préventive, se base sur la sensibilisation : le public doit comprendre que payer son logiciel est normal et que la fraude ne se traduit pas que par une baisse de la fortune personnelle de quelques riches industriels, mais aussi par des pertes d’emploi et de recettes TVA qui doivent être compensés par la collectivité.

La seconde, curative, passe par la protection des logiciels par les brevets, mais on sait qu’ici le débat est loin d’être clos en Europe …

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