Précédent

Une erreur de manipulation d’un logiciel provoque une chute des cours à la bourse de Paris

Le 23 juillet, une chute spectaculaire d’un titre sur le marché à terme parisien a pris tout le monde par surprise, provoquée par une série de ventes massives de Salomon Brothers. Une enquête menée par Cap Gemini et Kroll O’Gara a révélé que cette débâcle était due à une erreur humaine. Un employé de Salomon Brothers, sans s’en rendre compte, a maintenu la touche F12 du logiciel GL Win, déclenchant ainsi un ordre de vente immédiat qui a eu des répercussions désastreuses sur le marché. Le rapport d’enquête précise qu’aucune défaillance technique n’a été identifiée, ce qui a conduit Salomon Brothers à pointer du doigt le concepteur de GL Win. Selon la société de bourse, le développeur n’avait pas suffisamment mis en avant l’importance de la touche fatidique. En réponse à cette situation, une mise à jour du logiciel a été effectuée, intégrant une demande de confirmation avant toute vente immédiate. Pour sa part, le marché à terme parisien ne reste pas inactif et a instauré une nouvelle procédure de blocage visant à prévenir la répétition de tels incidents. Cet événement souligne l’importance cruciale de la vigilance humaine dans un environnement où la technologie et les décisions rapides se rencontrent, rappelant à tous les acteurs du marché les dangers potentiels d’erreurs d’opération.

Les faits

Le 23 juillet dernier, le cours d’un titre coté au marché à terme parisien avait connu une chute aussi brutale qu’innatendue : en quelques minutes, une avalanche de ventes ordonnée par la société de bourse Salomon Brothers avait fait chuter le titre.

L’enquête

L’enquête a été menée par les sociétés Cap Gemini et Kroll O’Gara. Elle vient d’être rendue publique et conclu à une erreur humaine.

Le logiciel GL Win utilisé par Salomon Brothers permet, grâce à la touche F12, de lancer un ordre de vente immédiat.

Sans s’en rendre compte, un employé de Salomon Brothers a appuyé pendant plusieurs secondes sur la fameuse touche … avec les conséquences que l’on sait.

Des recours dans l’air

Le rapport d’enquête précise qu’il n’y a donc pas défaillance du hardware ou du software. Ce n’est pas l’avis de Salomon Brothers qui estime que le concepteur de GL Win n’a pas suffisamment attiré son attention sur l’importance de la touche F12. Elle invoque notamment le fait que dans sa version ultérieure, le logiciel comporte dorénavant une demande de confirmation des ventes immédiates.

De son côté, le marché à terme parisien a entre-temps mis au point une procédure de blocage pour éviter des accidents similaires.

Vous avez besoin d'un avis personnalisé
ou d'une aide juridique ?

Contactez-nous
close

Ce site n'utilise que des cookies strictement nécessaires à son fonctionnement, qui ne nécessitent pas de consentement de votre part. Bonne visite.

OK