Karel Van Miert, commissaire européen pour la concurrence, a récemment partagé les résultats du quatrième rapport sur la libéralisation des télécommunications en Europe. Son bilan est globalement positif, soulignant une baisse significative des tarifs. Cependant, il déplore le coût élevé de l’accès à Internet, notamment via les connexions locales. Cette problématique est d’autant plus frappante à l’heure où de nombreuses villes, comme Montréal et plusieurs métropoles américaines, bénéficient d’un accès quasi gratuit, favorisant ainsi l’explosion du réseau. En revanche, la Belgique, avec ses coûts élevés, risque de rester à la traîne, manquant ainsi une opportunité cruciale de profiter de la « révolution verte » qui pourrait dynamiser son économie. Van Miert met également en lumière le manque de transparence concernant les tarifs d’interconnexion, un élément clé pour instaurer une véritable concurrence sur le marché. Il rappelle que ces tarifs devraient être basés sur les coûts réels des anciens monopoles. Toutefois, il se montre satisfait de l’efficacité dans l’octroi des licences en Europe, avec 218 sociétés enregistrées à la fin août 1998. L’indépendance des autorités de régulation et leur collaboration sont également des points positifs soulignés par le commissaire. Cependant, il reste des zones d’ombre, notamment avec certains pays, comme le Luxembourg, le Portugal et la Grèce, qui accusent un retard dans ce domaine, ainsi que l’alliance entre BT et AT&T, qui est sous surveillance.
Karel Van Miert, le commissaire européen chargé de la concurrence, a présenté le 4ème rapport de la Commission européenne sur la libéralisation des télécoms.
Globalement il se dit satisfait.
Il a notamment développé les points suivants :
La baisse des tarifs est sensible est réelle.
Le commissaire regrette que l’accès à Internet, qui s’établit via une communication locale, soit aussi cher.
Nous partageons entièrement cet avis, et rejoignons d’autres observateurs qui relèvent que le réseau explose dans les villes dans lesquelles l’accès est gratuit ou presque (Montréal et plusieurs villes américaines par exemple). La Belgique est en retard et le paiera cash : elle risque de rater le train de cette nouvelle « révolution verte » et la manne économique qu’elle représente. Nous sommes certains que le coût téléphonique de la connexion est un frein considérable à l’essor d’Internet en Belgique.
Les tarifs d’interconnexion manquent de transparence ; il s’agit pourtant d’une condition essentielle pour l’introduction de la concurrence. Rappelons que le coût d’interconnexion doit être basé sur le coût réel des anciens monopoles.
Van Miert s’est dit impressionné par la bonne manière dont l’octroi des licences est effectué. C’est ainsi que fin août 1998, 218 sociétés disposaient d’une licence pour l’UE.
Le commissaire est heureux de l’indépendance dont jouissent les autorités de régulation, et de la collaboration qui s’est instaurée entre elles.
Deux points noirs : certains pays sont à la traîne en matière de libéralisation (Luxembourg, Portugal et Grèce) ; l’alliance de BT avec AT&T est sous la loupe des autorités européennes.
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